Je commence par un E, je finis par un E, et je ne contiens qu'une seule lettre. Qui suis-je ?
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L'enveloppe
Classées par thème et par niveau, réponse repliée pour ne pas gâcher le plaisir. Et surtout : chaque devinette dit si c'est un classique ou si elle a été écrite pour ce site.
Je cours sans jambes et je ne remonte jamais. Qui suis-je ?
La rivière
Thème nature, renouvelée chaque jour à minuit. Celle du .
Les recueils de devinettes se recopient les uns les autres depuis vingt ans. Vous avez déjà croisé l'enveloppe qui commence par un E et finit par un E, le peigne qui a des dents sans manger, la loupe qui grossit sans grossir. Elles sont excellentes, elles appartiennent à tout le monde, et il n'y a aucune raison de s'en priver. Il y en a en revanche une bonne de dire lesquelles c'est.
Sur cette page, 46 devinettes sont des classiques du domaine public, signalées comme telles, et 124 ont été écrites ici et ne se trouvent nulle part ailleurs. L'étiquette figure en bas de chaque carte. Vous saurez donc toujours si celle que vous vous apprêtez à poser à table a des chances d'être déjà connue de votre auditoire.
36 autres devinettes ne figurent pas ici : elles sont réservées à la page destinée aux enfants, où elles sont rangées par âge. Aucune devinette du site n'apparaît à deux endroits, ce qui évite de faire lire deux fois la même chose à qui parcourt les deux pages.
Une bonne devinette n'est pas une question difficile. C'est une question qui envoie sur une fausse piste, puis qui devient évidente une fois la bonne piste trouvée. Le mécanisme est toujours le même : la phrase est construite pour que le premier sens qui vient à l'esprit soit le mauvais.
Prenez « j'ai des dents mais je ne mange pas ». Le mot dents active immédiatement la bouche, l'animal, la nourriture. Il faut renoncer à ce champ entier pour arriver au peigne. C'est ce renoncement qui procure le petit plaisir de la trouvaille, et c'est pourquoi une devinette dont la réponse est simplement rare n'amuse personne : la difficulté doit venir de la direction, pas de la culture générale.
Les trois points de niveau, en bas de chaque carte, mesurent exactement cela. Un point : une seule piste, et elle est droite. Deux points : il faut relire la question. Trois points : la question vous envoie exprès dans le mur.
Le genre est très ancien et remarquablement stable. L'énigme du Sphinx, celle de l'être qui marche à quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir, est attestée dans la tragédie grecque au cinquième siècle avant notre ère, et elle fonctionne encore aujourd'hui sans qu'on ait besoin d'expliquer quoi que ce soit.
Plus ancien encore : des tablettes sumériennes portent des devinettes scolaires qui datent d'environ deux mille ans avant notre ère. L'une d'elles décrit « une maison que l'on entre aveugle et que l'on quitte voyant », dont la réponse est l'école. Le procédé, la description détournée d'un objet familier, n'a pas bougé d'un pouce en quatre mille ans.
Le recueil anglo-saxon du Livre d'Exeter, copié vers l'an mille, contient quant à lui une centaine de devinettes en vers, dont certaines sont volontairement à double sens grivois avec une solution parfaitement innocente. Le procédé se retrouve intact dans les recueils pour adultes d'aujourd'hui.
Les trois mots sont employés l'un pour l'autre, et ils désignent pourtant trois objets différents.
En voiture, prenez les niveaux un et deux : personne ne peut réfléchir longtemps en regardant la route, et une devinette qui traîne casse le rythme. À table, les jeux de mots et les combles fonctionnent mieux que les descriptions, parce qu'ils se relancent les uns les autres. En classe, filtrez par thème : une série de dix devinettes sur les animaux tient une fin de séance et laisse quelque chose derrière elle.
Pour les plus jeunes, la page dédiée aux devinettes pour enfants les classe par âge plutôt que par difficulté, ce qui n'est pas la même chose : une devinette peut être facile pour un adulte et hors de portée d'un enfant de cinq ans parce qu'elle repose sur un double sens.
Je commence par un E, je finis par un E, et je ne contiens qu'une seule lettre. Qui suis-je ?
L'enveloppe
J'ai des dents mais je ne mange jamais. Qui suis-je ?
Le peigne
Je grossis tout ce que je regarde sans jamais prendre un gramme. Qui suis-je ?
La loupe
J'ai deux aiguilles et je ne couds rien. Qui suis-je ?
L'horloge
Je monte et je descends toute la journée sans jamais quitter ma place. Qui suis-je ?
L'ascenseur
Plus je travaille, plus je maigris. Qui suis-je ?
La bougie
Je vous copie toute la journée et je disparais dès qu'on éteint. Qui suis-je ?
L'ombre
Je vous rends votre visage sans jamais le garder. Qui suis-je ?
Le miroir
On me tourne pour ouvrir, et pourtant je ne suis pas une porte. Qui suis-je ?
La clé
J'attends ma clé toute la journée et je ne bouge jamais. Qui suis-je ?
La serrure
Je mesure le temps grain par grain et il suffit de me retourner pour tout recommencer. Qui suis-je ?
Le sablier
Je porte un chapeau qui ne me protège pas de la pluie, et je m'enfonce quand on tape dessus. Qui suis-je ?
Le clou
J'ai un pied mais pas de jambe, et je m'allume par la tête. Qui suis-je ?
La lampe
Je suis pleine de trous et je retiens pourtant ce qu'on me confie. Qui suis-je ?
L'éponge
Je vole sans ailes tant qu'on tient ma ficelle. Qui suis-je ?
Le cerf-volant
On me marche dessus toute la journée et je n'ai jamais rien dit. Qui suis-je ?
Le tapis
Je coupe avec deux lames qui ne se touchent jamais vraiment. Qui suis-je ?
Les ciseaux
Je descends toujours et je ne remonte que si on me porte. Qui suis-je ?
Le seau du puits
Je montre le nord même quand on me demande autre chose. Qui suis-je ?
La boussole
J'ai une pomme et je ne me mange pas. Qui suis-je ?
L'arrosoir
Je suis plein le matin, vide le soir, et personne ne me remercie. Qui suis-je ?
Le cartable
On me bat pour me réveiller et on me range dès que le morceau est fini. Qui suis-je ?
Le tambour
Je m'ouvre quand il pleut et je me referme dès le premier rayon. Qui suis-je ?
Le parapluie
Je porte la couleur sans jamais la garder. Qui suis-je ?
Le pinceau
Je lève des charges bien plus lourdes que moi, du haut de mon bras d'acier. Qui suis-je ?
La grue
Je fais des copeaux et je laisse le bois tout lisse. Qui suis-je ?
Le rabot
Je sépare le fin du gros et je ne garde rien pour moi. Qui suis-je ?
Le tamis
Je démêle sans jamais tirer, si l'on y va doucement. Qui suis-je ?
La brosse à cheveux
On me fait tomber pour gagner, et je me relève à chaque partie. Qui suis-je ?
La quille
J'ai deux roues, un guidon, et je ne pars nulle part sans vous. Qui suis-je ?
Le vélo
Je raye le verre et personne ne me raye. Qui suis-je ?
Le diamant
Je flotte au mât et je change de pays selon mes couleurs. Qui suis-je ?
Le drapeau
J'indique la route et je ne l'ai jamais parcourue. Qui suis-je ?
Le panneau
Je suis un chemin réservé à ceux qui marchent. Qui suis-je ?
Le trottoir
Trois erreurs reviennent tout le temps. La première est de répéter la question avec d'autres mots pendant que l'autre cherche : la formulation exacte fait partie du piège, et la reformuler le désamorce. La deuxième est de donner un indice trop tôt. La troisième, la pire, est de dire la réponse au bout de dix secondes de silence. Le silence est le moment où la devinette travaille.
Une règle simple pour les enfants : si personne n'a trouvé au bout d'une minute, ne donnez pas la réponse, donnez le THÈME. « C'est quelque chose qu'on trouve dans la cuisine » relance sans rien abîmer, là qu'une réponse donnée termine tout.
Non à l'écran, oui dans le code de la page. C'est volontaire : la réponse est présente dans le HTML, donc lisible par un lecteur d'écran et par les moteurs de recherche, mais repliée pour l'œil. Imprimer la page ne fait sortir que les réponses que vous avez ouvertes.
Les classiques appartiennent au domaine public, personne n'a rien à dire. Les inédites ont été écrites pour ce site : un usage en classe, en centre de loisirs ou dans une chasse au trésor familiale ne pose aucun problème. Les recopier en bloc sur un autre site, si.
Oui, à minuit, heure de Paris, et elle est la même pour tous les visiteurs de la journée. Elle est tirée du recueil complet, donc elle peut être facile comme difficile.
Parce que la compréhension du double sens n'arrive pas avant six ou sept ans. Avant cet âge, une devinette comme celle du peigne qui a des dents n'est pas difficile, elle est incompréhensible : l'enfant traite la phrase au premier degré. Le classement par âge se trouve sur la page des devinettes pour enfants.