Nonogramme
Les chiffres en marge décrivent les blocs de cases noires de chaque ligne et de chaque colonne. Le dessin se déduit, il ne se devine pas.
Lire les indices
Devant chaque ligne et au-dessus de chaque colonne figure une suite de nombres. Chacun donne la longueur d'un bloc de cases noires consécutives, dans l'ordre où ces blocs apparaissent. Entre deux blocs il y a au moins une case vide, mais on ne sait pas combien.
Un indice « 4 2 » sur une ligne de dix cases signifie donc : quatre cases noires collées, puis au moins une blanche, puis deux cases noires collées. Le reste est blanc, et la position de l'ensemble reste à déterminer.
Les deux techniques de départ
Le chevauchement. C'est la clé de tout. Prenez une ligne de dix cases avec l'indice 8. Le bloc peut commencer en position 1, 2 ou 3. Dans les trois cas, les cases 3 à 8 sont noires. Vous pouvez donc les noircir avec certitude sans savoir où commence le bloc. La règle générale : quand la somme des indices plus les espaces obligatoires approche la largeur de la ligne, le chevauchement donne des cases sûres.
Les lignes pleines et vides. Une ligne dont les indices additionnés, plus les séparateurs, occupent exactement toute la largeur se remplit entièrement du premier coup. Une ligne avec un indice 0, ou sans indice, est entièrement blanche. Ces lignes-là se traitent en premier, toujours, parce qu'elles renseignent immédiatement toutes les colonnes.
Marquer les cases vides n'est pas facultatif
Beaucoup de débutants ne noircissent que les cases noires et laissent le reste indéterminé. C'est une erreur méthodologique : les croix portent autant d'information que les cases pleines. Une case dont vous savez qu'elle est blanche coupe un bloc en deux et débloque souvent une ligne entière ailleurs.
Le bouton de marquage bascule entre les deux modes. Un clic droit fait la même chose sans changer de mode, ce qui est plus rapide sur ordinateur.
D'où viennent ces grilles
Le nonogramme est né au Japon à la fin des années 1980. Deux personnes en revendiquent la paternité, apparemment de façon indépendante : Non Ishida, graphiste, qui avait imaginé des images formées par des fenêtres éclairées d'un gratte-ciel, et Tetsuya Nishio. Le nom occidental de nonogramme viendrait du prénom de la première. Le jeu s'est diffusé en Europe par la presse britannique au début des années 1990, puis par les consoles portables sous le nom de Picross.
Unicité de la solution, et rôle de l'image
Y a-t-il toujours une seule solution ?
Les grilles générées ici sont vérifiées : elles ont une solution unique et déductible sans deviner. Sur d'autres sites, les grilles aléatoires ne sont pas toujours contrôlées, ce qui oblige parfois à faire un pari.
Faut-il voir l'image pour résoudre ?
Non, et c'est même un piège. Deviner le dessin conduit à noircir des cases par intuition, donc à se tromper. La grille se résout uniquement par la logique des indices, l'image n'apparaît qu'à la fin.